Technicien(ne) de conduite et de maintenance nucléaire

(sous-marins et porte-avions)

Le technicien de conduite et de maintenance nucléaire est un spécialiste de la mécanique et de l’électricité mettant ses connaissances au profit du nucléaire.

 

Domaine

Exploitation & maintenance

 

Niveau de formation

Bac à Bac+3

 

Compétences requises

  1. Assurer la maintenance préventive et corrective des équipements de production, de transformation et de distribution d’énergies ;
  2. Assurer la conduite d’une chaufferie nucléaire en situation normale et situation dégradée, incidentelle et accidentelle ;
  3. Conduire les installations associées à une chaufferie nucléaire en situation normale et situation dégradée, incidentelle et accidentelle ;
  4. Apporter une expertise au commandement sur l’exploitation et le maintien en condition opérationnelle.

 

Description du métier

Le technicien de conduite et de maintenance nucléaire est un spécialiste de la mécanique et de l’électricité mettant ses connaissances au profit du nucléaire. Il a vocation dans ses premiers postes d’opérateur embarqués à participer à la conduite et à la maintenance des installations machine-électricité d’un sous-marin ou du porte-avions Charles de Gaulle et d’assurer la maintenance préventive et la conduite des différentes installations électromécaniques présentes à bord telles que :

  • les installations de production de froid ;
  • les installations de production d’oxygène et de régénération de l’atmosphère ;
  • les moteurs diesel ;
  • les diverses installations électromécaniques (servitudes extérieures, mats, périscope, électropompes, etc.) ;
  • les installations hydrauliques (apparaux de pont, de manœuvre, appareil à gouverner, etc.).

Après la validation de sa formation supérieure d’atomicien, il peut piloter un réacteur et les installations connexes d’un bâtiment, à la mer comme à quai, et superviser une équipe de 3 à 4 personnes.

Le technicien de conduite et de maintenance nucléaire intervient également dans le domaine de la sécurité en protégeant les locaux et peut être appelé sur des sinistres de différentes natures (feu, voie d’eau).

Ce parcours qualifiant permet de construire efficacement son avenir pour une deuxième partie de carrière. La formation initiale puis l’expérience acquise par les marins, ingénieurs et les techniciens d’exploitation, leur permettent d’acquérir des diplômes reconnus par l’éducation nationale et appréciés par les industriels du nucléaire civil. La qualification d’atomicien de propulsion navale correspond à une qualification supérieure inscrite au répertoire national des certifications professionnelles et est homologuée au niveau 2 (licence).

 

Les formations au métiers d’atomicien de propulsion navale

  • Bac pro « Techniques d’interventions sur installations nucléaires » (TIIN)
  • BTS « Environnement nucléaire » (EN)
  • BTS Contrôle des rayonnements ionisants et application des techniques de protection (CRIATP) – INSTN Cadarache
  • BTS Contrôle des rayonnements ionisants et application des techniques de protection (CRIATP) – CFA La Briquerie

Après l’une de ces formations, la formation suivante est effectuée par la Marine :

  1. Formation initiale de 16 semaines à l’École de maistrance, suivie d’un brevet d’aptitude technique (BAT)
  2. Familiarisation de l’environnement au cours d’une affectation (1 à 2 ans) à bord d’un sous-marin de la Marine nationale (pour les atomiciens recrutés au titre des forces sous-marine) ou d’un bâtiment de surface
  3. Formation spécifique au domaine du nucléaire partagée entre l’École de Saint-Mandrier et l’École des Application Militaires de l’Énergie Atomique à Cherbourg (durée 18 à 21 mois, selon la spécialisation – Kr, Km, Ke) avant de rejoindre un bâtiment (sous-marin ou porte-avions) – obtention d’un diplôme titre II (licence)

Témoignages

« Je suis rentrée dans la Marine en 2007 en passant par l’École de maistrance. J’ai suivi par la suite une formation de deux mois pour être formé sous-marinier sur les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins à Brest. Par la suite ça m’a permis d’effectuer trois patrouilles opérationnelles. Je suis partie dans la foulée au cours ‘atomicien’ à Cherbourg pour ensuite arriver sur le sous-marin nucléaire d’attaque à Toulon. Je m’occupe du secteur propulsion du sous-marin. Cela comprend les moteurs électriques de propulsion. On doit surveiller les différents paramètres, assurer l’entretien à quai, à la mer vérifier que tout fonctionne bien. Quand je quitte le quart, je suis pompier léger en cas de problème pour intervenir sur un sinistre. »

Maître Alexandre, Patron propulsion spécialiste énergie nucléaire du sous-marin nucléaire d’attaque « Perle » – Équipage rouge, Marine nationale

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